Dernier Train pour Busan – la critique avec un train de retard.

Petite fan hystérique de film horrifique, passionnée de zombies menaçants et adepte du cinéma d’horreur asiatique, il ne m’aura fallu que plusieurs conseils avisés et seulement 3 années pour me décider à regarder cette pépite de l’horreur zombiesque asiatique. Il faut avouer que tous les ingrédients sont réunis. Petite soirée solo, dans le noir, seule façon acceptable pour apprécier un film d’horreur a sa juste valeur, me voilà installée confortablement dans un lit douillet, me pensant prête à affronter le fameux film dont je n’entend que du bien.

Dernier train pour Busan

Finalement, ce film de genre plutôt anglo-saxon revisité en version asiatique, à l’imagerie plutôt jolie et aux rebonds maîtrisés, a ceci de plaisant qu’il apporte, sans révolutionner le style, une touche d’humour presque poétique sans oublier cet aspect critique d’une politique assez coréenne du chacun pour sa pomme. Sans surprise, on est plongés dans un film où zombies à la World War Z qui s’excitent et s’amassent en monticules sauvages dans la voiture 5, côtoient personnages torturés par leurs états d’âmes d’humains. Des scènes frôlant le huis clos (c’est vrai que quand chacun pense qu’à soi on est en droit de se dire que l’enfer, ben c’est les autres), puisque la résidence principale des personnages du film reste un train quand ils ne errent pas, de temps en temps, dans quelques gares.

Dernier Train pour Busan

Habituée aux critiques acerbes d’une société américaine en perdition d’un Romero désabusé, ou bien aux films de genre ultra testosteronés où hémoglobine et tronçonneuses acérées règnent en maîtres, j’ai pu voir un film qui ne m’a pas laissé un arrière-goût amer de déjà vu blasé.

Dernier Train pour Busan mérite d’être vu et apprécié, seul ou à deux, avec son humour décalé et son imagerie poétique. Je veux bien embarquer pour un autre voyage : ça tombe bien on me dit dans l’oreillette que la suite serait sur les rails…